Le 3 janvier 2026, le quotidien Le Monde établissait un palmarès plaçant le site des Deux Caps en première position des destinations européennes à visiter en 2026 après une série de dix reportages à travers l'Europe. Sur place, une belle surprise et une fierté pour les habitants. Réactions.
C'est un article qui fait réagir sur la Côte d'Opale. Le quotidien Le Monde a effectué une dizaine de reportages à travers l'Europe dont un - une "flânerie géologique" au Cap Blanc-Nez et à proximité - qu'il a finalement placé tout en haut de son palmarès des sites européens à visiter en 2026.
Dans un estaminet, une brasserie typique des Flandres, situé à Escalles, la commune du Cap Blanc-Nez. Les Margats de Raoul (en référence à Raoul de Godeswarsvelde, chanteur du Nord) accueillent durant la belle saison les randonneurs, les touristes et les amateurs du paysage qui fait face aux falaises anglaises du Kent.
Là-bas, marinière et tablier sur le ventre, après le service, les deux restaurateurs confient leur étonnement : "c'est insensé ! Je n'aurais jamais cru... On ne s'en rend pas compte étant donné qu'on vit dedans ! On profite davantage hors saison parce que l'été on n'a pas le temps étant donné qu'on est toujours pris avec les clients, mais, hors saison, c'est vrai que l'on est beaucoup plus dans les paysages, leur immensité, la mer... Même quand il y a des tempêtes, c'est un spectacle à chaque fois".
Puis vient le temps des explications. Par exemple, un couple descendant à pied du Cap Blanc-Nez exprime son attrait pour la luminosité qui est souvent variable dans la journée. Une jeune femme explique "ne plus penser à rien". "On est vraiment concentrées sur la marche. Moi et ma mère, on discute que de choses positives".
"Une petite bulle qui a son charme"
Ça relaxe, ça fait du bien et "ça dépayse", selon un autre promeneur croisé sur place qui se retrouve ici dans "une petite bulle qui a son charme".
Les arguments vont bon train. Une cliente d'un restaurant estime qu'en 20 km, il y a des plages très différentes entre celles de galets et les plages de sable fin, les falaises. "Le choix est incroyable en fonction de la journée qu'on veut passer". Et puis l'aspect géologique ou historique. Sa convive, elle, explique qu'elle va chercher des fossiles d'ammonite ou de coques. Et pense aux bunkers et aux traces de la seconde guerre mondiale.
Le maire de Wissant (commune située entre le Blanc-Nez et le Gris-Nez), Pierre-Edouard Davies, réagit comme l'un des maires "d'une des plus belles baies du monde. C'est très bien, cela va bénéficier à tout le littoral, rayonner sur 20 - 30 km. Maintenant, le retour de boomerang, c'est qu'il va falloir accueillir les touristes, créer encore des parkings". L'édile n'a pas les chiffres de la fréquentation touristique annuelle en pleine ou basse saison, mais il confie à titre d'exemple que Wissant accueille lors de la fête du flobart quelque 10 000 personnes l'avant-dernier week-end d'août. "Pas mal pour un village de 847 habitants", apprécie le maire qui parle d'une très belle "publicité" du Monde.
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