EXTRAIT:
Repérer la pollution en mer, détecter les navires suspects ou appartenant à la flotte « fantôme » russe, contrôler les activités de pêche, participer à la lutte contre l’immigration clandestine,… le drone Schiebel Camcopter S-100 soutient la sécurité en mer du Nord de multiples façons. Déployé récemment sur la base de Lombardsijde, il a été mis à l’honneur ce mardi 19 mai lors d’une conférence dédiée aux nouvelles capacités MMO (Multipurpose Maritime Operation), réunissant plusieurs agences maritimes européennes et services de garde-côtes.
Déployé jusqu’à présent depuis la base du cap Gris-Nez, en France, le Schiebel est désormais basé à Lombardsijde. Il y mène des missions diverses, allant de la surveillance de la pollution à la détection de navires suspects, ainsi que la gestion de crises en mer. Une évolution qui illustre le renforcement des capacités opérationnelles au service de la sécurité maritime et de la coopération internationale en mer du Nord.
Une surveillance maritime plus précise et réactive
Grâce à une caméra haute précision capable de zoomer sur un navire situé à plus d’un kilomètre, les opérateurs peuvent collecter des images détaillées et les partager instantanément avec les partenaires concernés via un portail sécurisé.
Un risque de pollution maritime ? Les images captées permettront d’identifier rapidement le rejet en mer, d’en documenter la nature et de transmettre les preuves nécessaires aux autorités compétentes pour lancer une inspection ou une procédure.
Une coordination renforcée entre partenaires maritimes
Les images captées par le drone sont transmises via un portail sécurisé, accessible en temps réel à l’ensemble des partenaires de la sécurité maritime. Le MRCC (Maritime Rescue and Coordination Centre) d’Ostende, en charge du sauvetage en mer, ainsi que le MIC (Maritime Information Crosspoint) de Zeebruges, responsable de la coordination sécuritaire côtière, peuvent ainsi exploiter simultanément les données.
Dans les scénarios de crise, cette capacité de partage immédiat devient essentielle. Qu’il s’agisse d’un accident majeur en mer ou d’un navire transportant des migrants, les autorités peuvent évaluer la situation en direct et adapter rapidement les moyens de secours. Les partenaires français collaborent également à ce dispositif, ce qui renforce la coordination transfrontalière en mer du Nord.
Vers une sécurité maritime plus intégrée et collaborative
Au-delà des capacités techniques, le projet s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des opérations maritimes. « Le but est de développer des use cases entre tous les partenaires », souligne l’amiral de division Tanguy Botman, commandant de la Marine : « Il faut savoir ce dont nous aurons besoin dans le futur, comment améliorer nos doctrines, nos moyens… Peut-être qu’à l’avenir, tout relèvera des drones ? Qui sait ? Certains le prédisent, à nous de voir. »
Dans ce dispositif, la Marine reste un acteur central de la sécurité maritime. Elle garantit la bonne coordination des opérations et veille à ce que ces nouvelles technologies soient utilisées concrètement dans les missions en mer. Cette dynamique vise à renforcer la coopération entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, à améliorer la sécurité en mer du Nord et à former les opérateurs aux outils de demain, dans un environnement maritime de plus en plus connecté.
Retrouvez cet article complet sur:
https://www.mil.be/fr/news/le-drone-schiebel-nouvel-allie-de-la-securite-maritime-en-mer-du-nord/