EXTRAIT:
James Coudoux s'apprête à 45 ans à se lancer dans un défi impensable : longer le littoral d'Étretat à Wissant en kitesurf, soit 200 kilomètres. Une première dans les Hauts-de-France, et un moyen de mettre en lumière le syndrome génétique KAT6.
200 kilomètres à parcourir le long des côtes, un défi sportif pour une cause rare : James Coudoux, amateur de kitesurf, sera le premier à faire la traversée entre Étretat et Wissant. Un défi dont l'objectif principal est de sensibiliser sur une maladie rare, le syndrome KAT 6.
Le kitesurf : une passion de jeunesse
Avant même que le kitesurf soit un sport populaire, James Coudoux avait déjà pris l'initiative d'en faire à sa manière. "Je pratique le kite depuis mes 16 ans. À cette époque c'était le début, je faisais du cerf-volant de traction, un peu de chars à cerf-volant. J'avais pris une vieille planche à voile, et un cerf-volant. J'ai commencé en bricolant", raconte-t-il. À partir de là, James ne lâche plus cette passion pour ce sport nautique. S'il en fait avant tout pour lui, il participe tout de même à plusieurs compétitions en tant qu'amateur : Perros-Guirec en 2017, puis Wimereux en 2018 et 2020, dans le cadre de l'Engie Tour, étape pour les championnats de France, qui rassemblait les amateurs et les professionnels.
James est animé par un rêve depuis plusieurs années : traverser la Manche en kitesurf. Un rêve malheureusement impossible à réaliser. "C'est interdit. Avec le parcours des commerces maritimes, c'est trop dangereux, et logistiquement, c'est compliqué de traverser la Manche", explique-t-il. Le kitesurfeur avait pensé le faire depuis l'Angleterre vers Cherbourg, mais James voulait parcourir une distance plus importante. Il se donne alors pour défi de longer les côtes normandes jusqu'à la Côte d’Opale. Un trajet de 200 kilomètres "qui n'a pas encore été réalisé dans les Hauts-de-France". Le parcours présente la particularité de passer par trois baies : de Somme, d'Authie, de Canche.
Un défi sportif et solidaire
Pour mener à bien son défi, James s'est donné une fenêtre météo entre juin et septembre. "Il me faut un vent d'ouest, ni trop fort, ni trop faible, pour que je puisse avancer". Si toutes les conditions sont réunies, il peut atteindre son objectif entre 7h à 8h, avec une vitesse moyenne comprise de 28 km/h à 32 km/h. Pour se préparer, James suit son propre programme : course à pied, vélo, gainage : "le plus difficile ce sera de gérer la fatigue sur la durée", confie-t-il. En suivant la côte, le kitesurfeur devra rester à moins de 3,7 km du rivage pour ne pas déranger le trafic maritime.
Ce défi n'est pas seulement sportif. C'est une manière de mettre en lumière le syndrome KAT6, une maladie génétique rare qui touche une vingtaine de personnes en France. Une cause qui lui tient particulièrement à cœur : "le fils d'un couple d'ami est atteint par ce syndrome", confie-t-il avant de poursuivre : "c'est une maladie rare, avec de symptômes très différents en fonction des patients : malformations faciales, retard de langage, problèmes cardiaques...Je voulais que ce défi serve à quelque chose".
Il contacte donc l'association KAT 6 France en décembre 2025. La proposition est accueillie à bras ouverts par la présidente, Aurore : "ils ont été très accueillants, la proposition a été approuvée sans délai par la présidente". Le but est donc très clair : apporter du soutien à l'association et de faire connaître cette maladie. Il a par ailleurs lancé une cagnotte dont les fonds sont reversés à l'association.
Un dispositif sérieux pour assurer sa sécurité
Pour lui permettre de parcourir 200 kilomètres en toute sécurité, James choisit de ne pas partir seul. Il a décidé de faire appel à La Vague Normande, la ligue de voile de Normandie, spécialisée dans ce genre d'événements nautiques. Un bateau de sécurité et un moniteur l'accompagneront sur les 200 km, prêts à intervenir en cas de problème. Un dispositif nécessaire mais coûte cher. James a pour projet de lancer une deuxième cagnotte pour pouvoir financer ce dispositif maritime.
Suivi par Destination Wissant, qui propose des offres touristiques, James espère bien que ce défi puisse mettre en avant cette anomalie encore très rare. Pour suivre sa préparation et son aventure, vous pouvez le suivre sur Facebook et Instagram
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