EXTRAIT:
L’église Saint-Pierre d’Audinghen a besoin de dons. Elle reste désespérément fermée au public depuis 2024 en raison d’un campanile dont le béton armé explose et la présence de fissures inquiétantes sur la corniche ainsi que dans la nef. L’édifice religieux âgé de près de 70 ans a besoin de soins impérieux pour retrouver sa superbe et garantir son avenir. Une réunion publique a lieu lundi 20 avril.
« Nous avons joué de malchance. » Le maire d’Audinghen, Marc Sarpaux, le conçoit : restaurer un édifice religieux comme l’église Saint-Pierre n’est pas chose aisée. Les entreprises ne se bousculent pas au portillon pour intervenir sur le bâtiment sorti de terre en 1960. Né de l’esprit de l’architecte Alexandre Colladant, il est classé au titre des Monuments historiques depuis vingt ans mais ses désordres sont très nombreux.
Une église mal en point
Un campanile en forme de lyre inversée dont le béton armé a révélé une fragilité extrême, des fissures dans la nef, la corniche extérieure ; et un échafaudage de plus de 50 000 euros acheté par la commune pour soutenir la poutre intérieure, elle aussi en grande souffrance… Ce n’est pas tout puisque le Christ qui sert de monument aux morts – et qui a résisté aux bombardements de la guerre – doit être démonté également pour être restauré. Le patient Saint-Pierre a besoin d’un traitement de choc et au plus vite.
Voilà quatre ans que la commune toque à la porte de la Fondation Stéphane Bern, mais rien ne vient. Il y a bien 25 000 euros issus de 92 dons qui ont été récoltés grâce à la Fondation du Patrimoine, mais la restauration totale demande plutôt des millions d’euros. « Il y a eu des marchés infructueux », indique le maire du village. Celui-ci appelle les habitants des Deux-Caps et les Audinghinois à sauver ce trésor local. Il a même fait « des lettres et relances » à des entreprises dans l’espoir de trouver les financements.
Retrouver le culte grâce au culturel
Ce lundi 20 avril à 19 h 30 à Audinghen, toutes les bonnes volontés sont appelées à se rendre en salle des fêtes pour prendre conscience du travail qui devra être mené dans les prochains mois et années. Seront présents le maire, l’abbé Derycke, l’architecte du patrimoine, ainsi que Marc David-Calvet à la tête de la nouvelle association Lyre du Gris-Nez. Ce mélange des genres n’est pas anodin puisque l’objectif poursuivi est d’organiser des manifestations variées pour récolter des fonds : « Le diocèse n’est pas réticent à l’idée d’ouvrir davantage l’espace à la culture. » Chorale, conférences, exposition de peintures, tout est possible dans la limite du respect du lieu sacré. La suite au prochain épisode…
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