Biodiversité : fauchage préventif dans les prés salés de l'estuaire de la Slack

Rédigé le 09/10/2020
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Que les riverains et promeneurs de l’estuaire de la Slack se rassurent : les opérations de fauche menées par le Parc naturel marin Estuaires Picards et mer d'Opale qui commenceront ce lundi 12 octobre jusqu’au printemps 2021 visent avant tout à restaurer une zone de prés salés.

L’estuaire de la Slack et ses prés salés sont un espace de haute valeur écologique, grâce à la présence d’espèces végétales rares, voire pour certaines menacées. L’enjeu est en particulier de préserver la Laîche divisée (Carex divisa), une plante classée vulnérable dans le Pas-de-Calais, et les zones à Obione faux pourpier (Halimione portulacoides).

Pour favoriser ces deux espèces, le Parc naturel marin Estuaires picards et mer d'Opale va coordonner des actions de fauche afin de freiner le développement d’une autre espèce végétale, le Chiendent du littoral (Elytrigia acuta). Cette intervention aura lieu au nord de l’estuaire, côté Ambleteuse. Elle sera menée par l’Association pour l’Amélioration de l’Environnement dans le Pays de Marquise (AAEPM).

Premiers résultats prometteurs

Parallèlement, le Parc mènera des actions visant à éliminer le Rosier japonais (Rosa rugosa), une espèce invasive étrangère aux milieux estuariens. C’est l’association Rivages Propres Côte d’Opale qui procèdera au retrait des pieds présents dans l’estuaire, côté Ambleteuse et Wimereux.

Ces interventions sont menées régulièrement depuis 2018, en collaboration avec le Conservatoire Botanique National de Bailleul. Les premiers résultats sont prometteurs : les plantes indicatrices de la bonne santé des prés salés sont en progression.

Les riverains de la Slack sensibilisés

Dans les prochains jours, les riverains de la Slack recevront dans leurs boîtes aux lettres un dépliant, qui présente le contexte et les raisons de ces travaux. Il rappelle en outre les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour préserver le milieu estuarien : déposer les déchets verts à la déchetterie ou les composter sur son terrain, choisir pour les jardins des plantes locales et non envahissantes ou encore ramasser les déjections des animaux parce qu’elles impactent le milieu naturel, et notamment la végétation.