Ambleteuse : des travaux de restauration, pour éviter l'asphyxie de l'estuaire de la Slack

Rédigé le 15/11/2020
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Du chiendent à faucher et des rosiers à arracher. A Ambleteuse, le Parc marin des estuaires picards et de la mer d’Opale lance la restauration des prés-salés de l’estuaire de la Slack. Il s’agit de redonner toute sa valeur écologique à cet espace qui a tendance à s’asphyxier.

L’opération va se poursuivre jusqu’au printemps. A Ambleteuse, près de Boulogne-sur-Mer, le Parc marin des estuaires picards et de la mer d’Opale restaure les prés-salés de l’estuaire de la Slack, ce petit fleuve côtier qui se jette dans la Manche, au pied du fort Vauban. 

 


Cette baie, de taille réduite comparée aux baies de l'Authie ou de la Canche, est un espace avec une forte valeur écologique, attestée par le Conservatoire botanique national de Bailleul.

Ainsi, pour laisser de la place aux espèces végétales typiques de cet estuaire, il faut arracher les plantes invasives, comme le rosier japonais, qui n’a rien à faire là. Mathieu Falempin coordonne le travail, très physique, des ouvriers de l’association d’insertion Rivages propres : "les rosiers japonnais sont bien implantés."



"Il y a des grosses racines, qui vont permettre la multiplication par rhizomes, poursuit Mathieu Falempin. Les racines se faufilent entre les cailloux et repoussent quelques mètres plus loin, voire des plus. Il faut donc procéder à un arrachage manuel des racines, pour essayer d'aller le plus profond possible, sans laisser des racines."

Un petit morceau de racine peux faire que, dans quelques années, voire dès l'année prochaine, ça repousse.

Rien qu’en deux jours, 7 à 8 m2 de rosiers ont été arrachés. Une plante qui est très probablement arrivée là par les gaines issues des jardins des particuliers, qui ont donc aussi leur rôle à jouer.



 Pierre Bourgeon est le responsable des opérations au Parc marin : "il est très important de planter des fleurs et les plantes locales, dans son jardin. Puisque si on plante des espèces qui viennent d'autres pays, ces espèces vont concurrencer les espèces locales."

"Il est aussi important de rapporter ses déchets verts en déchetterie et de ne pas les laisser dans son jardin., ajoute Pierre Bourgeon. Sinon, les graines vont être portées par le vent et vont coloniser des milieux fragiles, comme ici." 



L'estuaire de la Slack sera aussi fauché, pour faire reculer le Chiendent du littoral au profit des deux espèces typiques des lieux la Laîche divisée et l’Obione faux pourpier .