Côte d’Opale : le sentier du bois d’Haringzelles, vestige de la guerre

Rédigé le 09/04/2022
0 commentaire(s) -> N'hésitez pas à commenter cette actualité.

À l’ouest du village d’Audinghen, à 3 km au sud du cap Gris-Nez, se trouve le bois d’Haringzelles. Planté en 1942 par les Allemands, il servait à dissimuler les casemates qui formaient la batterie Todt. Un sentier permet de plonger dans ce pan d’histoire.

Aux abords de la commune d’Audinghen, il y a un sentier détourné que tous ne connaissent pas dans un petit bois qui résume tout un pan d’histoire de la côte d’Opale. On y accède juste après le musée du mur de l’Atlantique, ce blockhaus avec ses grandes lettres « batterie Todt », et ce n’est pas par hasard. La batterie Todt, c’étaient quatre casemates allemandes, chacune dotée d’un canon pouvant aisément atteindre les côtes anglaises.

Son histoire est nichée là, à l’abri des regards. Passé l’entrée du sentier à droite du camping municipal, on doit s’aventurer un peu dans le bois d’Haringzelles pour que la première construction bétonnée apparaisse dans notre champ de vision. Là-bas, camouflée par les arbres (un peu moins en cette saison où ils sont encore dépouillés de leurs feuilles) : c’était là toute la stratégie des militaires allemands. Sous le commandement du lieutenant Klaus Momber, en 1942, ils ont transplanté des arbres adultes à partir des forêts de Boulogne-sur-Mer et de Desvres pour dissimuler les blockhaus en construction.

Aux abords de la commune d’Audinghen, il y a un sentier détourné que tous ne connaissent pas dans un petit bois qui résume tout un pan d’histoire de la côte d’Opale. On y accède juste après le musée du mur de l’Atlantique, ce blockhaus avec ses grandes lettres « batterie Todt », et ce n’est pas par hasard. La batterie Todt, c’étaient quatre casemates allemandes, chacune dotée d’un canon pouvant aisément atteindre les côtes anglaises.

Non loin de là, un four à pain...

Cette première casemate sur notre route est bien conservée. Les curieux peuvent y jeter un coup d’œil en y accédant grâce à un escalier. Le cœur, béant, est colossal. Désormais colonisé par les arbres, il abritait à l’époque une tourelle. Non loin de là, un four à pain. Sur les trois fermes qui occupaient ce petit plateau à proximité de la falaise et de la plage accessible par les crans, une avait été conservée par les troupes allemandes pour l’approvisionnement du camp. Tous les habitants du hameau avaient été évacués.

Le sentier part ensuite sur la droite pour traverser la route. La deuxième casemate apparaît, bien plus amochée celle-ci. On déconseille de s’y aventurer. La boucle peut, depuis cet endroit, être refermée en revenant sur ses pas ou en longeant la route jusqu’au musée. Si on continue encore quelques mètres vers les champs, on aperçoit la dernière casemate de la batterie. Située dans un terrain agricole privé, son accès est interdit. De là, ainsi surélevé, le bord des falaises se laisse deviner. On entrevoit notamment le cran aux Œufs. L’emplacement était pensé, stratégique. Et en prime, la vue était belle.