Portrait: Jacques Vendroux, 14 coupes du monde de football et 7 olympiades en tant que journaliste sportif, revient sur ses souvenirs de carrière dans "Sur un malentendu"

Rédigé le 15/05/2022
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Originaire de Calais, petit-neveu du général de Gaulle par alliance, Jacques Vendroux est un passionné du ballon rond depuis l'enfance. A 74 ans, sa passion reste intacte à l'approche de la coupe du monde au Qatar qu'il commentera pour Europe1. Il est invité de Vous êtes Formidables ce 10 mai.

C'est l'histoire d'un gamin de 74 ans dont le rêve originel de football est intact. Certes, il est trop tard pour devenir meilleur gardien du monde comme envisagé au départ. En revanche, le second rêve, commenter les plus beaux matchs de football du monde, est une réalité qui fait toujours vibrer Jacques Vendroux. 

Après 55 ans à Radio France, Jacques Vendroux s'apprête à commenter pour Europe1 sa 15e Coupe du monde de football au Qatar. Un parcours hors normes, pour le natif de Calais qui s'est vite donné les moyens de ses ambitions, sachant qu'il n'était pas fait pour les études. Aujourd'hui, Jacques Vendroux raconte ses souvenirs de carrière dans "Sur un malentendu", un livre autobiographique sous-titré "un demi-siècle de rêve éveillé au cœur de l'histoire sportive mondiale"

"La retraite m'insupporte"

"Le mot retraite m'insupporte ! Quand je rencontre quelqu'un qui me dit :
- Jacques, tu as quel âge ?
- 74 ans
- T'es pas à la retraite ?! Moi j'ai 15 ans de moins que toi et je suis à la retraite dans 15 jours, je suis super heureux
- Je comprends très bien mais je ne veux pas !"

Son métier, c'est sa passion, "la chance que j'ai eue dans ma vie". "


J'ai été élevé par Thierry Roland, François Janin, Robert Chapatte, Roger Couderc, Raymond Marcillac. Ils m'ont transmis un certain nombre de valeurs, le côté positif de ce métier que je voulais faire et que j'ai fait du mieux que je pouvais. Jacques Vendroux

Et Jacques Vendroux précise encore : "je n'étais pas le meilleur du monde, je crois que je n'étais pas non plus le plus mauvais. Mais j'ai la chance de m'éclater et de me faire plaisir dans ce que je fais".

A l'origine, "Radio Calais"

Avec son père, Jacques Vendroux fait le constat commun qu'il n'est "pas fait pour les études". "Papa, je joue au racing club de Calais, je ne suis pas un bon gardien... Je veux devenir Thierry Roland". Il se trouve que son père connaissait bien Raymond Marcillac, patron des sports de l'ORTF, avec qui il organise une rencontre. "Mon père m'accompagne, j'ai 18 ans. Nous sommes le 2 mai 1966. Raymond Marcillac me dit : mais est-ce que tu as déjà commenté ?" (réponse en vidéo)

Calais, tante Yvonne, et de Gaulle

"Quand je dis que Calais est une belle ville, il y en a qui ricanent alors que c'est une des plus belles villes pour moi" , estime le journaliste qui embraye sur le cap Gris Nez et le cap Blanc Nez, l'un des plus "beaux paysages du Pas-de-Calais", et ses vues sur l'Angleterre qui ont rythmé les vacances, petit, à Wissant ou Sangatte. 

Aujourd'hui, le journaliste revient régulièrement dans le coin et en particulier à Calais où sa mère de 97 ans habite. Son grand-père longtemps député-maire de Calais a beaucoup travaillé avec le général de Gaulle. Il s'était marié, à Calais, avec tante Yvonne, sœur du grand-père en question.

"Pire gardien du monde"

Fondateur du Variétés Club de France en 1971, Michel Platini dira de Jacques Vendroux qu'il a joué avec "les meilleurs joueurs du monde tout en étant le pire gardien de but du monde", lui qui voulait être le nouveau Gordon Banks quand il était enfant. D'ailleurs, à ce propos vous pourrez peut-être le voir (à l'œuvre ?) à Calais le 4 juin 2022 lors d'une manifestation du Variétés Club de France au stade de l'Epopée contre les anciens de 1998 du RC Lens.