Tour de France : 5 choses à savoir pour ne rien rater de l’étape Dunkerque-Calais

Rédigé le 01/07/2022
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Mardi 5 juillet, le peloton du Tour est de retour en France pour une 4e étape entre Dunkerque et Calais. Entre les monts de Flandre et ceux du Boulonnais, voici ce qu’il faut savoir sur cette très attendue étape.

1-Une étape de reprise à enjeux

Au lendemain de 3 jours au Danemark, avec un prologue, une étape pour sprinteurs et un passage périlleux sur un pont qui pourrait mettre fin aux espoirs de quelques favoris à la faveur de quelques bordures, le peloton effectuera un transfert vers le nord de la France. Il part le mardi 5 juillet depuis Dunkerque. Cette 4e étape peut s’annoncer piégeuse si le vent est de la partie, en particulier le long de la Côte d'Opale. Et dès le lendemain, mercredi 6 juillet, pas de répit avec une étape de pavés entre Lille et Arenberg. Pour ceux en quête de victoire finale à Paris, le Tour de France pourra se perdre sur les routes du nord de la France, à défaut de se gagner.

2-Le départ à Dunkerque

Si l’arrivée se fait à Calais, le départ aura lieu mardi 5 juillet dans la cité de Jean Bart. Et l’étape partira de la place du Centenaire, à Malo, pour ce qui est appelé « le parcours promenade » (du départ fictif au départ réel). Pour les amoureux de la Grande boucle, les animations seront regroupées place du Centenaire et le Village VIP prendra forme sur le parvis du Kursaal. La célèbre caravane, avec ses dizaines de véhicules, stationnera près du FRAC. Le paddock des coureurs, lui, est prévu place Paul-Asseman. Au total, cinq hectares sont nécessaires pour organiser un départ du Tour de France.

Le départ réel se fera à 13 h 30 (la caravane sera partie 2 heures plus tôt) un peu avant Téteghem après un long passage sur la digue dunkerquoise, puis un passage à Leffrinckoucke. Dunkerque sera le lieu incontournable pour approcher au plus près le Tour.

3-Cassel, premier juge de paix

Après le départ en terres dunkerquoises, le parcours de cette étape comprendra près de 2 000 mètres de dénivelé positif, un niveau particulièrement corsé pour une étape nordiste ! Six côtes seront au programme, dont la première à Cassel vers 14 h 10, lieu de passage favori des 4 Jours de Dunkerque.

Trop loin de l’arrivée pour véritablement avoir un impact (il restera alors 140 kilomètres), elle devrait néanmoins offrir une belle bataille pour le maillot à pois, et permettre à une échappée de prendre la poudre d’escampette pour filer ensuite vers l’Audomarois et le Boulonnais avec le plus d’avance possible. Sait-on jamais…

4-La remontée piégeuse vers la Côte d'Opale

Après un sprint intermédiaire à Lumbres, place aux choses sérieuses avec près de 4 côtes de 4e catégorie en une cinquantaine de kilomètres. Un profil casse-pattes dont la répétition pourrait faire mal aux sprinteurs et désœuvrer quelques équipes. Entre celle de Remilly-Wirquin et Harlettes, la côte de Nielles-lès-Bléquin (1,1 km à 7,7 %) est sur le papier la plus compliquée.

Viendra ensuite le Ventus à Licques, la côte la plus « facile » de la journée (1,1 km à 4,8 % de moyenne) mais qui sera précédée du passage dans Licques et d’une lente remontée. On sera alors à moins de 50 kilomètres de l’arrivée. Hermelinghen, Hardinghen, Locquinghen, un passage devant les Carrières du Boulonnais, puis Marquise, Tardinghen sont ensuite sur la route, avec un long faux plat vers Audinghen.

5-Tout se jouera-t-il au Cap Blanc Nez ?

Juste avant d’entrer à Audinghen, le virage à droite sera à négocier aux premières loges : on sera alors le long de la Côte d’Opale pour filer vers le Cap Blanc Nez, dernière côte (900 à 7,5 %) a à peine 10 kilomètres de l’arrivée. Plus emprunté par une course cycliste depuis les 4 Jours de Dunkerque en 2016, le Cap Blanc Nez n’est pas long (900 mètres), mais ses 7,5 % devraient jouer un rôle crucial pour les puncheurs.

Il sera suivi, qui plus est, par une descente qui s’annonce extrêmement rapide vers Sangatte, Blériot puis Calais avant l’arrivée sur la large avenue Coubertin.

Les coureurs qui auront réussi à prendre un peu d’avance au cours des 2 minutes 40 maximum que fera la montée auront alors peut-être la chance d’arriver seul dans Calais. Et de devenir sur les coups de 17 h 15 le premier vainqueur d’une étape du Tour de France 2022… en France  !



Les favoris du Tour

Qui pourra battre Pogacar, à part lui-même ? Le Slovène de l’équipe UAE, double vainqueur sortant de l’épreuve, a dominé de la tête et des épaules la dernière Grande Boucle, et a encore fait une razzia cette année sur les courses par étapes. À 23 ans, tout autre résultat qu’un podium apparaîtra comme une déception…

Et si 2022 restait une année slovène sur le Tour ? Primoz Roglic (Jumbo-Visma), malchanceux en 2021 et victime d’un incroyable retournement de situation en 2020 (il avait perdu le maillot jaune la veille de l’arrivée sur un contre-la-montre), a remporté le Dauphiné et Paris-Nice, même si son coéquipier Vingegaard pourrait être la surprise. Deuxième l’an dernier, le Danois a fait forte impression sur le Dauphiné, en se montrant plus fort que son leader. Gare aux luttes intestines…

Plusieurs outsiders seront en embuscade, comme l’ancien vainqueur Geraint Thomas (Ineos), l’Australien Ben O’Connor (4e en 2021), le Russe Vlasov (Bora) ou encore Uran (Education First). Et parmi les Français, seul Romain Bardet (DSM), malade et contraint à l’abandon sur le dernier Tour d’Italie, sera à surveiller pour le général.